GlobeStarter aide les globetrotters à financer le voyage de leurs rêves

Qui n’a jamais rêvé de tout plaquer pour faire le tour du monde ? Mais rapidement, un problème fait souvent son apparition : l’argent ! Heureusement, la plateforme GlobeStarter est là pour aider les apprentis voyageurs à trouver les financements nécessaires à leur expédition. On a rencontré Martin Gaston-Dreyfus, son co-créateur, pour l’interroger sur les différents aspects de ce nouvel outil.

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WOMBEE : Bonjour Martin. Pour commencer, pouvez-vous nous expliquer comment fonctionne GlobeStarter ?

Martin Gaston-Dreyfus : Sur GlobeStarter comme sur un site crowdfunding classique, les utilisateurs peuvent lever de l’argent auprès de particuliers pour financer leur projet de voyage. Ils peuvent également faire appel au sponsoring dans le cadre d’une collaboration avec une marque. C’est ce que nous appelons le « marketing collaboratif » et c’est notre vraie plus-value.

Cette expertise, c’est l’humanisation de marque. Nous la mettons à profit des voyageurs pour les aider à monter leurs dossiers de sponsoring à l’aide notamment d’un questionnaire et d’une demande de financement prédéfinie. Et inversement pour les marques qui, elles, retrouvent sur GlobeStarter un vivier de voyageurs intéressants. On appelle ces marques les travel angels [en référence aux business angels, ndlr] pour les démarquer du sponsoring classique.

A quoi peut ressembler ce partenariat entre voyageur et marque ?

Par exemple, nous accompagnons en ce moment un couple qui souhaite partir plusieurs mois en Amérique du Sud. Leur projet est de voyager sur place en foodtruck, de préparer et servir des crêpes bretonnes aux enfants locaux. Ça, c’est de l’entreprenariat total ! Ils essaient de nouer des partenariats avec des fournisseurs principalement pour les produits alimentaires. Et peut-être qu’ils chercheront aussi à obtenir gracieusement un véhicule auprès d’un constructeur automobile pour l’aménager par eux-mêmes.

En échange de l’aide matérielle et financière, ils s’engagent à produire des vidéos, des textes et des photos tout au long de leur voyage que les marques pourront mettre en avant. En somme, ce couple comme tous nos voyageurs sont des blogueurs en herbe : ils n’ont pas forcément envie de faire cela toute leur vie mais seulement le temps d’une expérience.

Et concrètement, comment les voyageurs reçoivent leur aide financière ?

Nous prenons en charge les virements que nous échelonnons tout au long du voyage. Cela évite le risque potentiel de voir des voyageurs s’évaporer dans la nature avec l’intégralité de la somme promise.

Depuis combien de temps GlobeStarter existe ?

Nous avons démarré il y a deux ans et demi avec l'ouverture d'un concours pour offrir un voyage à quatre personnes autour du monde. On a ensuite développé des prototypes de budgétisation de projets de voyage et aussi construit un réseau social de voyageurs – en ligne depuis maintenant deux mois. Et entre temps on a également développé GlobeStarter qui a ouvert en mai/juin dernier. C’est vraiment nouveau !

Pour l'instant, un seul voyage a été financé. Ils ont réalisé une levée de 8300€ au cours du mois de novembre et sont partis il y a un mois. A côté, une quarantaine de projets de très bonne qualité comme celui dont je vous ai parlé sont en cours de réalisation.

Avez-vous imaginé une façon dont GlobeStarter pourrait s'associer aux professionnels de l'hôtellerie ?

A l’ère des agrégateurs d’offres de réservation, les hôtels ont plus que jamais besoin de communiquer de façon différenciée sur leurs services. Comme nous allons être partenaire du Salon Mondial du Tourisme en mars, nous allons leur proposer de faire venir des voyageurs chez eux pour que ces-derniers réalisent des vidéos sur leur expérience. Les hôteliers auront l’opportunité d’être mis en avant au sein d’une communauté unique et bienveillante à la recherche d’inspiration pour ses futurs voyages. Cela va totalement humaniser leur communication.